ACTIVITÉ OUVERTE AUX NON
ADHÉRENTS
Madame Évelyne FAIVRE-MARTIN
Enseignante à l’École du Louvre et à l’Institut Khéops,
Responsable des conférenciers du Louvre
Monsieur Dominique FAROUT
Enseignant à
l’École du Louvre, à l’Institut Khéops et à l’Institut catholique
Samedi 10 décembre 2011
de 14 h30
à 18 h30
Amphithéâtre propédeutique, Faculté de médecine, 27 bd. Jean
Moulin – 13005 Marseille
(Métro ligne 1, station Timone ; parking gratuit dans la faculté)
« Statues et
bustes égyptiens entre tradition et innovation »
Apprendre à dater l’art égyptien ne se fait pas en lisant des manuels, mais en ouvrant les yeux. En s’appuyant sur des exemples des grandes périodes de l’art égyptien, les quatre interventions présenteront des critères essentiels à la datation des statues égyptiennes. Nous montrerons les plus pertinents parmi les attitudes, les attributs portés (costume, coiffure, parure) ou tenus (canne, sceptre, etc), ainsi que des éléments du modelé qui seront facilement reconnaissables. Ainsi, il sera aisé de constater que, contrairement aux idées reçues, les images égyptiennes ne sont pas restées figées dans un mode de représentation unique pendant plus de 3000 ans.
ET « UN APRÈS-MIDI AVEC… »
Monsieur Pierre BRIANT
Historien, Professeur au Collège de France, chaire
d'Histoire et civilisation du monde achéménide et de
l'empire d'Alexandre.
Monsieur
Rémy BOUCHARLAT
Archéologue, Directeur de recherches au CNRS, Maison de
l'Orient et de la
Méditerranée, Lyon
Samedi 12 mai 2012
de 14 h
à 18 h
Amphithéâtre propédeutique, Faculté de médecine, 27 bd. Jean
Moulin – 13005 Marseille
(Métro ligne 1, station Timone ; parking gratuit dans la faculté)
« Alexandre le Grand face aux
pays et aux populations de l'empire du Grand roi »
On s'est beaucoup intéressé aux différentes étapes de la conquête militaire et aux grandes batailles qui ont rythmé le cours des campagnes d’Alexandre : printemps 334 (le Granique), novembre 333 (Issus), octobre 331 (Gaugamèles) etc... Les victoires militaires furent évidemment une condition indispensable de la conquête, mais celle-ci n'est pas réductible à celles-là. Une fois la bataille remportée, l'essentiel restait à faire pour un conquérant qui, tel Alexandre, ne venait pas simplement faire une razzia, mais qui, au contraire, avait pour objectif de conquérir tout l'empire des Grands rois et de l'administrer sur le long terme. Se posait le problème des rapports à établir avec les populations locales et leurs élites. L'empire perse se caractérisait par la diversité des peuples et des cultures, visible à travers les langues et écritures, les cultes, les traditions artistiques et iconographiques etc. Il convenait donc de définir et de mettre en pratique une politique de collaboration avec les élites locales, en tenant compte de la spécificité culturelle, qu'il s'agisse d'une cité grecque de la côte asiatique, d'un dynaste anatolien, des dirigeants de Samarie, des sanctuaires d'Égypte, de la haute société babylonienne, ou évidemment de l'élite perso-iranienne. On suivra donc, à travers quelques exemples choisis, les attendus et la mise en œuvre de la politique d'Alexandre vis-à-vis des élites locales et de l'élite impériale. Pour compléter et illustrer ce point, on présentera les résidences royales achéménides, où Alexandre eut l'occasion de développer son plan politique.