ACTIVITÉ OUVERTE AUX NON ADHÉRENTS

 

CINQ CONFÉRENCES

                                                                    Ces conférences sont gratuites grâce au soutien de la Banque Populaire Provençale et Corse  

 

Elles auront toutes lieu dans la salle de conférences de la Bibliothèque de l’Alcazar.

Adresse               58 cours Belsunce – 13001 Marseille (parking Centre Bourse)  

Accès                  métro ligne 1, station Vieux Port ou ligne 2, station Noailles ;

                            tram ligne T2 et ligne T3, station Belsunce-Alcazar

 

 

Mercredi 12 octobre 2016   à 18 h 30

«Les Terrasses de la turquoise :

Expéditions dans le Sinaï sous les pharaons»

 

par Monsieur Pierre TALLET

Maître de conférences HDR en archéologie égyptienne,

UFR Art et Archéologie à l’Université de Paris IV Sorbonne,

Président de la Société Française d’Égyptologie.

 


Dès les origines de la civilisation pharaonique, l'État égyptien a envoyé régulièrement des expéditions vers le sud-ouest de la péninsule du Sinaï, pour y exploiter des mines de cuivre et de turquoise qui avaient pour lui un intérêt stratégique.

C'est sous la XIIe dynastie, au Moyen Empire (c. 2000-1800 av. J.-C.), que cette occupation a été la plus régulière et la plus

spectaculaire, avec l'aménagement d'un sanctuaire destiné au culte de la déesse Hathor, divinité tutélaire de l'exploitation minière, et qualifiée de "maîtresse de la turquoise"sur le plateau de Sérabit el-Khadim.  

L'étude des stèles et des bas-reliefs de cet ensemble cultuel donne un très grand nombre d'informations sur le déroulement de ces missions lointaines, ainsi que sur le programme religieux original de ce complexe, qui était aussi le cadre de rites monarchiques.

Mercredi 14 décembre 2016 à 18 h 30

«Des pharaons venus d’Iran :

  l’Égypte dans l’Empire perse achéménide »

 

par Monsieur Damien AGUT LABORDÈRE,

CNRS ArScAn (Nanterre)

La conquête de l’Égypte en 526 av. J.-C. par le Grand roi perse Cambyse, fils de Cyrus, marque, pour de nombreux égyptologues, la fin de la civilisation de l’ancienne Égypte. S’il est certain que cet événement sonna le glas de l’indépendance politique du pays, il ne fit toutefois pas disparaître la monarchie pharaonique.

En effet, comme dans de nombreuses autres provinces de leur gigantesque empire, les rois perses se glissèrent dans les habits des rois qu’ils avaient vaincus. C’est ainsi que l’Égypte du Ve siècle av. J.-C. fut dominée par les pharaons perses qui gouvernaient la vallée du Nil depuis leurs palais d’Iran.

 

 

Jeudi 26 Janvier 2017 à 18 h 30  Cette conférence a été reprogrammée après son annulation le 11 mai 2016

«Une mode dans l’Égypte ancienne ?»

 

par Madame Laure BAZIN-RIZZO,

Docteur en égyptologie, Ingénieur de Recherche à l’Institut d’Égyptologie de l’Université Paul Valéry, Montpellier III.

 

 

Dans l’Égypte ancienne, vêtements, sandales, bijoux, coiffure, maquillage voire tatouages, constituent autant de marques spécifiques permettant aux artistes d’indiquer le sexe, l’âge, l’origine ethnique et la condition sociale d’une personne –  telle noble dame est coiffée par sa servante tandis que les plus simples bouviers ou oiseleurs des marais restent nus et souvent chauves – voire sa fonction : la robe spécifique du vizir ou la dépouille de félin portée par le prêtre funéraire permettent de les identifier au premier coup d’œil.

Dans certains cas, la parure offre la possibilité d’établir une distinction entre, d’une part, le monde des dieux et des défunts et, d’autre part, celui des vivants.

Si les diverses formes données aux pagnes, robes, manteaux, perruques… des femmes comme des hommes forment d’assez fiables critères stylistiques, notamment pour les œuvres dépourvues de texte hiéroglyphique, on peut se demander si elles ne sont que l’expression du discours politique et religieux ou bien également le reflet de réelles modes (vestimentaires ou capillaires) individuelles aux époques envisagées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mercredi 29 mars 2017 à 18 h 30

«Ils sont drôles, ces Égyptiens ! »

  ou l’humour des pharaons

 

par Monsieur Pascal VERNUS,  

Directeur d’Études à l’École Pratique des Hautes Études, Paris.

 

 

Pour Hérodote, les Égyptiens étaient les plus religieux des hommes.

Quant à nous, modernes, la massivité, le gigantisme, le hiératisme de leurs monuments nous porteraient à croire qu’ils étaient aussi les plus sérieux des hommes, que flottant entre ciel et terre, ils ignoraient les contingences d’ici-bas. Bref, ils eussent réfuté l’adage selon lequel le rire serait le propre de l’homme.

Eh bien, à notre tour, réfutons cette réfutation, bien à tort présumée. L’humour est une composante de l’esprit pharaonique. On le trouve là où on l'attend a priori, c'est-à-dire la littérature. Mais on le trouve aussi dans des représentations.

D'une part, dans  des scènes dessinées sur des ostraca et des papyrus.

D'autre part, et c'est bien plus inattendu, dans les scènes décorant les chapelles funéraires des particuliers. Tous ces cas se ramènent à trois types : le simple croquis qui se suffit à lui-même; le dessin qui forme une unité organique avec sa légende ; la saynète qui organise le dessin en séquence.

Les scènes humoristiques ne sont guère attendues a priori dans les tombes, dont la fonction est essentiellement religieuse et qui participe d'un apparat complexe pour assurer la survie au maître des lieux.

Comment en rendre compte ? En mettant en lumière les stratégies qui commandent les décors des chapelles funéraires.

 

 

 


 


Mercredi 14 juin 2017 à 18 h 30

«Petits meurtres entre Lagides»

 

 par Madame Virginie JOLITON

Docteur en histoire ancienne, Institut d'archéologie et des sciences de l'Antiquité,

Faculté de Lettres, Université de Lausanne

 

 

De l’Égypte gréco-romaine, on ne retient souvent que le parcours tumultueux et les amours tourmentées de la célèbre Cléopâtre, maîtresse de Jules César puis de Marc Antoine.

Et, dans l’ombre de cette souveraine, c’est toute l’histoire du reste de la dynastie royale des Lagides qui reste souvent méconnue.

Pourtant, la vie de ces rois et de ces reines est elle aussi digne des plus grands récits épiques, où complots, meurtres et trahisons jalonnent le quotidien d’une maison royale haute en couleurs qui régna sur l’Égypte de 305 à 30 av. J.-C.

Mais, au-delà d’une simple succession d’anecdotes transmises par les auteurs antiques, l’histoire des Lagides éclaire la réalité de la vie à la cour et permet d’appréhender les enjeux politiques au cœur des préoccupations de toute famille royale régnant en Égypte comme dans le reste du bassin méditerranéen, au cours de la période hellénistique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le calendrier 2015/2016 peut être susceptible de modifications de dates, de sujets, d'intervenants ou de lieux, indépendantes de notre volonté.

 

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